10 activités à faire à Boston

Quand on pense aux attraits de la côte Est de l’Amérique, on évoque d’abord l’histoire. Comme villes au cachet historique, il y a certainement Québec (où j’habite) et Boston, aux-États-Unis. J’adore ces villes qui mélangent histoire et modernité, c’est comme rassembler le meilleur de deux mondes. Il y a de cela exactement un an, j’allais visiter Boston pendant 8 jours et j’ai adoré la vibe. Dans cet article, je te suggère 10 activités à faire à Boston, qui tentent de concilier l’expérience touristique à celle plus locale.

1. Flâner sur les campus universitaires à Cambridge

L’université de Harvard (réputée pour le droit, les lettres et les sciences de la santé) est bien évidemment un incontournable de Boston. Les films et les séries télés nous ont tellement souvent romancé son campus qu’on a le goût d’aller y flâner nous aussi. Verdict : ça fait effectivement rêver ^^. Je t’invite à marcher le campus au gré de ce qui t’attire et vers où tes pas te mènent, il n’y a pas vraiment de meilleure façon de le visiter. Il y a toutefois un pavillon, qui est en fait une petite bibliothèque remplie de vraiment vieux livres et parchemins gardés en excellent état, qui vaut la peine qu’on s’y arrête. Il se trouve au bout de l’allée des saules pleureurs. L’été, je te conseille définitivement de te balader le matin si tu peux. C’est neeeeettement plus calme. À partir d’environ 11h, des hordes de touristes prennent d’assaut le campus, ce qui 1) rend l’ambiance beaucoup moins charmante et 2) complique la prise de photos décentes.

Un pavillon à l'architecture des bâtisses sur le campus de Harvard à Boston, i.e. briques rouges et style un peu victorien.

Le MIT (Massachusetts Institute of Technology) est l’autre grande université à Cambridge, plus férue en sciences appliquées et en ingénierie. Son campus est définitivement plus éclectique en terme architectural que celui de Harvard. Ça, ça veut dire qu’il y a des pavillons sans grand intérêt visuel… et d’autres, qu’on ne veut absolument pas rater! Comme celui sur la photo ci-dessous. Ce que j’ai particulièrement aimé faire, c’est essayer d’entrer dans les pavillons qui piquaient ma curiosité. Comme l’ensemble des portes ne s’ouvrent qu’avec une carte magnétique (au MIT comme à Harvard), le truc c’est de repérer quelqu’un qui a l’air d’un étudiant ET qui semble vouloir rentrer dans un pavillon. Ensuite, c’est de jouer la carte de la personne totalement décontracte qui prenait une pause dehors, qui est trop paresseuse pour sortir sa carte et donc qui en profite pour entrer en même temps que quelqu’un d’autre. J’adore pouvoir observer de plus près dans quel genre d’univers évoluent d’autres étudiants.

Un des pavillons du MIT à Boston, dont l'architecture est tout particulièrement excentrique!

2. Marcher dans les rues du Harvard Square

Le Harvard Square, c’est la zone qui couvre tout le campus de l’université de Harvard, avec comme point central la station de métro du même nom. C’est hyper sympathique à marcher, à n’importe quelle heure de la journée. Par exemple, j’ai bien aimé aller me perdre dans les rues de vieilles maisons victoriennes et tenter de repérer les fraternités et sororités. C’est quand même amusant de s’imaginer tout ce qui se passe là-dedans et de constater dans quelles baraques ces étudiants habitent. Et aussi, ça fait réviser les lettres grecques 😉

Le soir, il y a souvent de la musique de rue à différents endroits, rendant les lieux festifs et pleins de vie. Mon spot préféré, c’est le Winthrop Square. C’est un petit parc, tout lumineux, particulièrement sympathique pour aller relaxer, jaser et observer la vie de quartier. Des musiciens s’y installent sous des lumières de Noël suspendues d’arbre en arbre, pour créer ce genre d’ambiance chaleureuse qui donne le sourire. Quand j’y étais, on a eu droit à une soirée Beatles 🙂

Des passants dans le Winthrop de Cambridge à Boston, le soir.

Et voici quelques suggestions d’adresses en rafale :

  • Le Crema Cafe vaut le détour pour ses nombreuses variations de cafés lattés, très bien exécutés. On y trouve des déjeuners santé hyper abordables, autant pour les végétariens que pour ceux qui veulent leur viande.
  • Le Cardullo’s est une vraie mine d’or de produits européens et locaux, dont une belle sélection de bières de la région.
  • La John Harvard’s Brewery est une microbrasserie du nom du fondateur de l’université. Ils y brassent six bières maisons, la India Pale Ale étant bien bonne. Pour la bouffe, je te conseille de t’en tenir à des grignotines/entrées et d’aller souper ailleurs. Ce n’est pas pas bon, ce n’est juste pas excellent.
  • Le b.good est un petit restaurant de hamburgers et de salades à service rapide, mais dont la qualité est super. La mentalité, écrite sur les murs du restaurant, se résume à l’importance d’ingrédients frais, locaux et cuisinés avec amour. En plus, c’est une entreprise familiale, le service accueillant et personnalisé étant donc mis de l’avant.

3. Chiller aux Jardins publics de Boston

C’est LE coin de Bostonon se ressource en nature. L’été c’est vraiment tout plein de fleurs et d’arbustes originaux. Il y a un cours d’eau bordé de saules pleureurs et de canards, nous donnant le goût de s’y arrêter pour relaxer, collationner, jaser, zieuter. Je te conseille tout particulièrement d’y aller durant l’heure dorée (communément surnommée golden hour en anglais), ton iris sera choyé par l’abondance des couleurs et l’ambiance chaleureuse.

Un bel exemple de l'ambiance qui règne sur le bord de l'eau au jardins publics de Boston.

4. Aller faire du lèche-vitrine à Back Bay

Au bout des jardins publics, on accède aux rues Newbury et Boylston nous menant directement dans le quartier de Back Bay. C’est l’endroit où on va pour magasiner. Ce quartier est certainement une des parties de la ville où on retrouve le plus de touristes. C’est quand même compréhensible, puisque c’est charmant à souhait. En plus du cachet, l’intérêt principal est selon moi le fait qu’il y a toutes les sortes de boutiques que tu peux t’imaginer, pour tous les goûts. L’entrée de la boutique (The Fairy Shop) capturée sur cette photo m’avait particulièrement fait sourire 😛

Une affiche plutôt comique vue sur la rue Newbury à Boston, prétendant être à la recherche d'une licorne égarée, probablement aux jardins publics.

Autre attrait de Back Bay : c’est un des points d’arrêts récurrents des camions de bouffe de rue, généralement dans le coin du Copley Square. Il existe un site et une application pour connaître leur emplacement à n’importe quel moment de la journée. Je te suggère d’en essayer quelques-uns. Un jus de fruits maison par-ci, une frite au parmesan par-là. Ça rend les collations uniques et spontanées! Devant le Copley Square, profites-en pour entrer dans la Bibliothèque publique de Boston, les escaliers en marbre et la salle centrale sont magistraux.

Une adresse toute particulière qui vaut la peine qu’on y dédie un paragraphe est la Flour Bakery. Il y en a quatre dispersées dans la ville, celle de Back Bay étant la plus simple à accéder selon moi. On y va pour dîner. On goûte leur sandwich grillé au poulet tout simple, mais tellement goûteux. Pour dessert, on se gâte avec une décadente Boston Cream Pie, classique bostonien. Et pour finir, on se fait une réserve de carrés au Rice Crispies croustillants-mous-beurrés-sucrés (je m’en suis littéralement rapporté 4 de mon séjour à Boston… 😛 ).

5. Se laisser rêver à Beacon Hill

C’est le quartier « J’habiterais-là-parce-que-c’est-vraiment-beau-mais-je-ne-peux-pas-parce-que-je-ne-suis-pas-millionnaire » de Boston. On y est attiré non pas parce que ça dégage la richesse ou l’opulence, mais simplement parce que ça a du cachet historique en titi. Les arbres sont immenses, les lampadaires au gaz ont l’air sortis d’un film de Harry Potter et les allées sont constituées de ces petites pierres accolées les unes aux autres. Te promener dans ces rues te fera certainement vivre une expérience magique, voire romantique.

Un petit coup d'oeil à une cour arrière dans le quartier de Beacon Hill, typique pour ses maisons de style victorien en briques rouges et ses allées de petites pierres rondes.

6. Marcher le long de la rivière Charles

Avec les nombreux voiliers qui passent et les gens qui pagaient debout sur des genre de surfs, l’expérience sur les rives a cet effet zen. Très très peu de bateaux à moteur naviguent sur la rivière Charles, nous offrant une tranquillité permettant d’écouter le vent. Il y a plusieurs années, la ville a décidé de redonner la rive aux marcheurs et cyclistes plutôt qu’aux voitures. Ils ont donc décalé l’autoroute près de la rivière pour laisser cette large bande d’espace vert, de pistes cyclables et de sentiers. Très bonne idée! Une activité que je te suggère de faire, c’est de louer un vélo (il y a des bornes de location vraiment partout en ville) et de parcourir la piste cyclable qui longe l’eau. Encore mieux, fais-le en fin de journée quand le soleil flotte au-dessus de l’eau. Comment ne pas sourire et se sentir bien à ce moment?

Vue de la rivière Charles de la rive de Boston.

7. S’évader en nature à Spectacle Island en passant par le port de Boston

Mon aventure à Spectacle Island a vraiment été un des coups de cœur de mon voyage à Boston. Tout d’abord, ça t’amène voir le port et ça te rappelle que Boston réputée aussi pour sa vie maritime. Si t’avais le goût de te taper un lobster roll pendant ton voyage, c’est ici que ça se passe. Il y a un kiosque où tu peux te procurer des billets pour que des bateaux t’amènent à diverses destinations en périphérie de Boston. Tu peux les acheter à l’avance par Internet ou directement sur place, la journée ou tu décides de t’évader. La typique aventure touristique est de se payer une croisière aux baleines. J’avais hésité à le faire quand je préparais mon voyage, les divers commentaires des internautes disant avoir simplement vu un bout de dos de baleine au loin pendant 3 secondes m’ayant découragée. Je ne dis pas que ce n’est pas une activité potentiellement intéressante. J’ai seulement l’impression que Spectacle Island est davantage une valeur sûre.

Là-bas, tu peux faire : de la randonnée à travers l’île, jouer dans le sable sur la plage, pique-niquer à divers endroits, admirer Boston au loin, prendre du soleil, te baigner, bref te la couler douce. Un restaurant t’offre des plats et des breuvages dont la qualité est vraiment surprenante. Et ce qui est d’autant plus intéressant sur cette île, c’est qu’elle est entièrement écologique. Aucun déchet non biodégradable n’est produit sur l’île et tu dois repartir avec tes propres déchets si tu en as apporté avec toi. Historiquement, Spectacle Island est en fait une géante pile de détritus qui s’est convertie avec le temps en un petit bout de paradis et de nature au large de Boston. Un incontournable si tu veux mon avis 🙂

La vue de la ville de Boston, au loin, à partir de Spectacle Island, une île de villégiature en périphérie de Boston.

8. Faire le parcours de la Freedom Trail (ou pas)

Si tu n’as pas beaucoup de temps à passer à Boston, la Freedom Trail demeure un très bon moyen de voir les points d’intérêts historiques de la ville. Si tu débutes le parcours du côté de la rive de Boston, dans Beacon Hill, je te conseille de terminer ta route avant de traverser vers la rive de Cambridge. Le parcours de l’autre côté est nettement moins intéressant à mon humble avis. Si toutefois tu comptes passer au moins trois jours à Boston, tu vas de toute façon finir par rencontrer les points d’intérêt couverts par la Freedom Trail au fur et à mesure de ton voyage. En bref, pas nécessaire selon moi, sauf si tu es pressé.

La Freedom Trail et ses briques rouges, parcours historique à Boston.

9. S’émerveiller à l’Aquarium de Boston

Plus touristique, surtout l’après-midi, cet endroit est pour moi un incontournable de par la qualité et le réalisme des environnements marins recréés. Leur aquarium géant, un cylindre immense qui s’étend du sous-sol jusqu’à l’étage, est ahurissant. On en fait l’ascension en spirale, tout émerveillé et tout curieux de voir la variété de poissons défiler devant nos yeux dans les divers hublots. Il y a également un plus petit aquarium, celui-ci constitué de bébés raies et bébés requins, dans lequel on peut plonger notre main pour flatter les amis. C’est doux une raie! Pas de confusion sur le sens de ma dernière phrase s’il-te-plait.

Des poissons qui se la coule douce dans le réservoir géant de l'Aquarium de Boston.

10. Prudential Tower

La Prudential Tower, c’est le plafond de Boston. Elle est donc pas mal dur à manquer. À son pied, c’est un centre d’achat intérieur. Pas très intéressant donc. Son 52e et dernier étage par contre est une tour d’observation de la ville sur 360°. Pour un coût très raisonnable, tu peux avoir accès au panorama de la ville, particulièrement appréciable au coucher de soleil et après. Autre activité que j’ai adoré à la Prudential Tower et que je te conseille vivement : assister à une projection de film extérieure dans la cour intérieure. Un petit peu de Google pour trouver la programmation et c’est dans la poche. Tu vas passer une soirée à piquer-niquer sur le gazon au beau milieu d’un plafond de gratte-ciels en écoutant un film ben relax. On aime ça.Une vue sur Boston la nuit, du haut du Skywalk Observatory de la Prudential Tower.

Et bien voilà! Il y a évidemment bien plus à voir de Boston, mais ça fait le tour des activités que j’ai particulièrement aimées. Si tu es déjà allé-e, quelles activités plus uniques as-tu fait? Quels ont été tes endroits préférés de la ville?

La chance de voyager

Se connaître, se retrouver, s’éprouver, s’étonner, s’irriter, se ravir, se découvrir. Voyager, c’est un prétexte pour se stimuler émotionnellement. C’est être pluggé sur la centrale à émotions quasi non-stop. Ce n’est pas le paysage que tu contemples, le lieu que tu visites ou l’activité que tu fais qui crée le souvenir, mais bien ton rapport émotionnel à ceux-ci. Et ce rapport, il germe avant ton aventure, se catalyse pendant et s’intègre après. Si tu en prends conscience bien sûr.

Le Avant

À partir du moment où j’ai jeté mon dévolu sur une destination, c’est parti. Il existe alors une relation unique entre moi et cet endroit. La photographie, c’est généralement ma porte d’entrée. J’aime bien parcourir l’Internet (en particulier Instagram et 500px) en quête d’idées de photos. Un peu pour savoir à quoi me préparer une fois rendue. Pas pour me gâcher les punch, mais plus pour commencer à titiller ma créativité et initier mon rapport émotionnel avec les lieux, si tu veux. Je suis certaine que d’autres personnes préfèrent « se garder la surprise » et je comprends. Pour ma part, j’ai quand même l’impression que le avant est une partie importante du voyage. Ça bâti la hâte. Ça donne des idées. Ça structure le projet. La photographie est un excellent moyen de découvrir et d’identifier les spots qui risquent de nous faire vivre quelque chose. Une photo ou une vidéo peut à elle seule me motiver à faire des démarches pour planifier un voyage futur. Juste parce que ça me déclenche déjà des émotions. Ça me donne le goût d’aller les vivre live. Intense de même. Je peux m’imaginer que c’est comme ça pour d’autres aussi. En tout cas, si tu as le temps et l’intérêt pour le faire, je t’encourage à nourrir ta hâte de l’aventure.Regarder le coucher de soleil sur le Rhein à Düsseldorf en Allemagne.

Le Pendant

Après toute la planification et le build-up de la hâte arrive enfin le jour du départ. Le transport vers la destination constitue les premiers pas dans l’aventure. Si tu t’envoles, le décollage et le trajet dans les airs nourrissent leur lot d’excitation. C’est certain que l’avion a parfois ce petit côté insécurisant. Pris au milieu du vide à des dizaines de milliers de pieds du sol, l’altitude est rarement un facteur de survie pour l’humain lorsqu’elle est combinée à une bad luck… Je finis par accepter sans trop de questionnements ce prodige qu’est de faire planer un immense tas de métal au-dessus d’un tapis de nuages et je me concentre sur la vue. Prendre l’avion a pour moi ce caractère surréel, où je me surprends à me trouver don ben chanceuse d’être là. J’en reviens comme pas, je souris, les yeux qui fixent le hublot. On s’entend, c’est un des panoramas les plus privilégiés à contempler dans sa vie. Je me dis toujours que le prix de mon billet inclut le spectacle. Je t’encourage à en profiter. À prendre le temps d’en profiter. L’avion, c’est LA salle de cinéma la plus cool du monde! 😉Vue au-dessus des nuages, coucher de soleil, vue d'un avion.

Rendu à destination, un nouveau style de vie s’installe. On nourrit bien plus la partie spontanée en soi qu’à la maison. C’est le propre du voyage. On vit au jour le jour. La nouveauté devient routine, l’émerveillement étant le liant. Notre rapport à l’environnement devient beaucoup plus facilement émotionnel, à moins d’y être très peu sensible. J’aime bien pour ma part me rendre compte des moyens qui m’aident à nourrir ce rapport émotionnel. Parce que bien avant les paysages ou les activités qu’on fait en voyage, ce sont les émotions qui font qu’on s’en rappelle. Je t’encourage à te trouver des façons à toi de marquer les moments. De faire LE p’tit truc de plus qui fait que ça a été différent quand tu étais là. C’est ce qui fait la différence entre un beau paysage et un beau moment. Voyager, c’est se donner le temps de s’arrêter, de se recentrer sur soi et d’être sensible à ce qui nous entoure. J’ai quelques moyens bien à moi pour profiter de ça au max et je vais te les partager.

Un exemple typique de ça pour moi, c’est quand je suis devant un paysage que je trouve particulièrement épique. Quand je me dis dans ma tête « Wow! Je suis chanceuse d’être là! ». Dans ce temps-là, une de mes routines pour m’aider à profiter du moment un peu plus, c’est de me mettre de la musique sur les oreilles et de contempler. Je me met une toune avec une mélodie grandiose et qui a de l’écho en masse. Ça me donne l’impression que la musique vient du ciel et que c’est la trame sonore du paysage. Un peu intense la fille tu diras? Ben quins! Je te répondrais que de mettre des marqueurs comme ça à nos aventures, ça fait qu’on s’en rappelle d’autant plus. Je me souviens encore la chanson que j’ai écouté quand je contemplais le paysage capturé sur la photo ci-dessous. Et je me souviens comment je me sentais. Bien. Chanceuse. Sereine. 🙂
Vue sur Toronto de Liberty Village durant la nuit

Ça peut être de profiter des nombreux temps libres dont on dispose généralement en voyage pour réfléchir sur soi, se stimuler de l’intérieur. Que ce soit ça l’activité. Je me rappelle dans mon séjour à Tübingen en Allemagne à quel point je chérissais les avant-midis sur le balcon de notre appartement. La vue sur la vallée et les toits de grès orangés m’offrait un panorama tellement propice à l’introspection. J’y ai passé plusieurs heures à contempler la vue et à laisser mes pensées aller et venir. Il me semble que c’est le genre de chose qu’on fait très peu à la maison. Je pense que c’est important de se le permettre en voyage. Ces sentiments de légèreté et de sérénité sont précieux à récolter.

Ça peut être aussi de choisir des activités qui risquent par elle-même de susciter des émotions. Comme quand on était dans la tour du CN à Toronto et qu’on pouvait marcher sur un plancher de verre, au-dessus du vide. La guide invitait à tester la solidité du verre en sautant dessus. Personne ne semblait oser le faire. Je me rappelle que mes amis et moi, on s’est alors tenu les mains et qu’on a sauté de toutes nos forces sur le verre. Y’a pas pété. Je me trouvais coquine en maudit et en même temps mon cœur battait pas mal fort. Encore aujourd’hui, je me dis que c’était un peu fou d’avoir sauté aussi fort, imagine si ça avait pété! 😛 Ma montée dans la tour du CN, je m’en rappelle probablement en partie à cause de ce moment de témérité. Ça peut paraître banal et microscopique comme anecdote (ça l’est en fait), mais dans un voyage (comme dans la vie) les parties finissent par former un tout. Plus chaque partie est unique, plus le tout va l’être.

Penses-y. Pense à tes voyages. Quels sont les moments dont tu te rappelles le plus? Je parie que ce sont ceux qui sont liés à une émotion particulière, agréable ou désagréable. On voyage évidemment pour que le contexte nous stimule et nous fasse vivre des émotions. Par contre, je pense aussi qu’on a un certain pouvoir pour s’en créé nous aussi. Et je te garantis que ça nourrit la boîte à souvenirs.

Voyager, c’est aussi découvrir d’autres cultures. C’est s’imprégner d’une vibe différente. C’est réfléchir à ce qui nous ressemble et ce qui nous distingue pour en apprendre sur nous. On se demande toute sorte de choses : « C’est quel genre de monde ici? », « Ça semble être quoi leur style de vie? » ou « Qu’est-ce qu’ils aiment de leur ville? ». On devient alors intéressé et ouvert à la moindre interaction avec des locals, comme si c’était une expérience exotique ou anthropologique. À Boston, je me souviens encore la journée où il pleuvait à boire debout, faisant que les gens s’ameutaient à l’intérieur des restaurants et cafés. On s’était retrouvées à devoir partager une table avec deux bostoniens, deux collègues, dans une toute petite pizzeria italienne. On avait alors jasé pendant près d’une heure sur les origines et les expériences de la ville de chacun. Ils nous ont partagé leur coups de cœur de Boston et ce qu’ils semblaient connaître de la nôtre. C’est toujours amusant ça 😛 Pendant le repas, le gars nous a rappelé à maintes reprises à quel point les tiramisus sont décadents ici et qu’il en rapporte à sa blonde à chaque fois qu’il vient ici. Cute. Il nous dit qu’il faut qu’on en achète un pour y goûter, pas le choix. À la fin du repas, le gars se lève pour aller payer sa facture. Il revient quelques minutes plus tard avec deux tiramisus pour emporter. Un pour sa blonde et un pour nous. Il nous dit « Je voulais être sûr que vous y goûtiez 🙂 » Cute. Je suis convaincue que le tiramisu était d’autant meilleur de par la raison qui nous a amené à y goûter. Je me suis sentie choyée par la situation, d’avoir brièvement croisé la route de quelqu’un et de reprendre tout bonnement mon chemin, un bon souvenir en plus. On dirait qu’en voyage, étant donné qu’on ne connaît généralement personne, ces échanges impromptus font encore plus du bien, aussi simple puissent-ils être. Ils deviennent des points d’ancrage dans nos aventures. Être ouverts à ces échanges est à mon avis essentiel, puisqu’ils sèment des sourires et créent des anecdotes sympathiques.

Le Après

Quand on revient d’un voyage, on rentre avec quelques level up de plus. On a fait de l’EXP en masse. On ressent ces sentiments d’accomplissement et de soulagement face à notre aventure. En arrivant, on flotte généralement sur une petite bulle d’excitation. On défait tous nos bagages, on se réapproprie notre chez-nous, on revoit nos proches, on leur raconte quelques bribes de notre aventure, on fait le ménage de nos 12 000 photos :P. Bref, on atterrit. Pour plusieurs personnes, un phénomène tend parfois à se produire en parallèle : le blues du voyageur. C’est un peu cette idée que le retour à la vie « normale » implique le constat de l’écart entre le style de vie en voyage et celui à la maison. En voyage, on est libre, on cherche à avoir du plaisir, à être relax et on est quasi constamment stimulé. À la maison, veut veut pas, on a des responsabilités, des engagements, des tâches et une routine. Le retour de voyage est donc un retour à une certaine réalité, celle-ci parfois moins alléchante. Du moins, ça demande une période d’adaptation.

Le blues du voyageur peut se vivre qu’on soit parti une semaine ou plusieurs mois. Ce qui joue beaucoup je pense, ce sont les conditions présentes à notre retour. Et c’est là-dessus qu’on a un certain pouvoir à mon avis. Voici quelques trucs pour favoriser la transition et arriver à mieux gérer ce phénomène plutôt courant :

Anticiper le retour. Se planifier d’avance des projets qui nous stimulent quand on revient, pour faire le pont entre le voyage et le quotidien. Dans mon cas, c’est la photo, les films, et maintenant… ce blogue 🙂 La photographie de voyage, c’est une tentative de figer le souvenir dans le temps dans l’espoir de lui donner une deuxième vie. Trier et éditer mes photos est une partie très créative et excitante pour moi. J’essaie alors de rendre honneur à ce que j’ai vu et visité, tout en y ajoutant ma couleur, mon œil. Je revisite mes souvenirs et j’essaie d’y ajouter de l’émotion. Par la suite, ça me donne un moyen pour communiquer à mes proches l’expérience de mon voyage.

Suivre les aventures d’autres voyageurs. Avec les interwebs, on a la possibilité de vivre par procuration les voyages de d’autres. C’est une façon de faire perdurer notre goût pour la nouveauté et la découverte. YouTube est une mine d’or. Parmi les YouTubers que je suis, quelques-uns se démarquent par la constance et la qualité du matériel qu’il propose et par le regard unique qu’ils tendent à véhiculer. Je pense à MrBenBrown, FunForLouis, Hey Nadine et les VagaBrothers. Ils partent à l’aventure partout dans le monde et nous inspirent à y aller par les vibes qu’ils transmettent dans leurs vidéos. Je t’encourage à aller jeter un coup d’œil à leurs chaînes (toutes en anglais) et à cliquer sur les destinations qui semblent davantage t’attirer.

Explorer chez soi aussi. Une autre façon de prévenir le blues du voyageur, c’est de découvrir son propre coin de pays. De prendre conscience de ses attraits et beautés, d’y développer son propre rapport émotionnel, c’est une autre façon de voyager. C’est juste moins loin. Aller à la découverte d’un quartier que tu n’as jamais visité. T’intéresser et participer à des activités qui ont lieu dans ta ville. Te développer une vie de quartier qui mousse ton sentiment d’appartenance. Partir prendre une marche dans un beau coin de la ville juste avant que le soleil se couche… et le prendre en photo.golden-hour-quebec-vvy

Voilà les moyens qui se sont montrés efficaces pour moi pour prévenir le blues du voyageur. Quels sont les tiens? Comment vis-tu la transition entre le voyage et le retour à la maison? J’aime bien me rappeler cette citation du Dr. Seuss sur l’expérience de voyager : « Ne pleure pas parce que c’est fini. Sourit parce que c’est arrivé. » Bref, c’est de se rappeler la chance qu’on a de voyager. Celle qui fait qu’on a déjà le goût de planifier notre prochaine aventure… 😉

La mélodie qui s’impose à cet article pour moi, c’est définitivement Because des Beatles. Les paroles s’accordent parfaitement avec l’essence de mon propos je trouve 🙂 Bonne écoute!

Les incontournables des parcs nationaux en Alberta

Les Rocheuses semblent appartenir à ces coins du monde où Mère Nature s’est lâchée lousse. C’est le genre d’endroit où tu as à répétition le souffle coupé, mais où tu te sens en même temps tellement vivant. Un paradis pour les amateurs de photographie en quête de sujets indémodables. Je vais te partager ce qui m’a coupé le souffle quand je suis allée dans les parcs nationaux de Jasper et de Banff, histoire de ne passer à côté d’aucun joyau. Si tu veux des suggestions d’activités au village de Jasper, c’est ici.

À l’est de Jasper

Avant de prendre la route vers Banff via le Icefield Parkway (Promenade des glaciers en français… on repassera sur cette traduction mettons), il y a deux points d’intérêt qui valent le détour. On prend à l’est de Jasper et on roule environ 45 minutes. On veut d’abord s’arrêter au lac Medicine. Lorsque je suis arrivée là et que je suis descendue (impatiemment) jusqu’à la petite plage, A-yoye *_*. Un miroir d’eau à perte de vue avec un panoramique de montagnes immenses, qui s’étend jusqu’à ce que le cou ne soit plus capable de tourner. Alors là on tourne ses pieds pour poursuivre. Bon. Tu me diras « Mais ça ne ressemble pas à tous les paysages dans les Rocheuses ça chère yuccie, un lac émeraude avec des montagnes autour? » Oui, mais. L’unicité du lac Medicine se résume dans son étendue visible, donnant cette impression d’infinité bleutée se perdant au milieu d’une vallée escarpée (clique sur l’hyperlien ci-haut pour le voir dans Google Maps, tu vas comprendre ce que je veux dire). Longer le lac en voiture prend environ 4-5 minutes, juste pour te donner une idée. Assise sur une roche, je me sens charmée par le paysage, j’écoute le silence, je trouve que l’air est plus que frais et que je suis sacrément bien. Ce sont de beaux endroits pour pratiquer la pleine conscience. On aurait le goût d’y rester pour réfléchir sur sa vie, genre. Tu verras.
L'immensité du Lac Medicine, ça coupe le souffle

On poursuit notre route, l’autre point d’intérêt étant le lac Maligne. Parenthèse. Son nom fait réellement référence au mot en français, féminin du mot malin. On va régler quelques affaires avant de poursuivre : premièrement ça devrait être le lac Malin, pas Maligne. On ne dit pas une lac… Deuxièmement, il n’y a absolument rien de malin à ce lac, à part peut-être les mouches qui nous bully lorsqu’on s’approche de la rive. Je ferme la parenthèse. Il faut se préparer, cet endroit est plus touristique, les nombreuses commodités en témoignant. Ça, ça veut dire qu’il y a plus de monde, mais que d’un autre côté, ça peut être vraiment intéressant de s’y arrêter pour collationner. Il y a une grande terrasse en bois pleine de tables de pique-nique devant « le chalet ». Avec la vue, manger des crudités n’aura jamais été aussi épique. Ce qui est particulier au lac Maligne, comparativement aux autres lacs, c’est le tas, que dis-je le nuage, que dis-je le mur! de petites mouches qui se la coulent douce sur le bord de l’eau. En tentant de prendre la photo ci-bas, je me suis carrément fait manger la main. Ouch… Donc prends garde si tu t’aventures jusqu’à la rive.Photo prise Lake Maligne dans le parc national de Jasper, mouches ou moustique, Alberta.

Si tu as le goût d’aller faire un tour sur le lac, entre autres pour voir Spirit Island, tu peux te payer une croisière en bateau d’une heure et demie pour environ 50$ dans mon souvenir. Moi j’y suis pas allée, j’hésite à trouver que ça vaut la peine pour le prix. J’ai plutôt préféré faire une randonnée qui longe le lac puis nous perd dans la forêt, avec du lichen et des wapitis. J’ai fait le Mary Schäffer Loop (du nom de la fille qui aurait apparemment découvert le lac), mais il y a plusieurs autres randonnées pittoresques à faire dans les environs, notamment Bald Hills. Donc voilà le petit détour que je te conseille de faire avant de prendre la route vers Banff. Ça te prendra l’équivalent d’un avant-midi.Vue sur le lac Maligne, parc national de Jasper.

Sur la route du Icefield Parkway

En prenant la route au sud de Jasper, on embarque sur un chemin hyper pittoresque qui nous mènera plusieurs heures plus tard à Banff. Le trajet peut devenir un peu long, mais les paysages ne cessant d’être magistraux, c’est comme visionner un documentaire de National Geographic sans arrêt.

Un des premiers point d’intérêt qu’on croise sur le Icefield Parkway sont les chutes et le canyon Athabasca. Comparativement aux autres attraits des parcs nationaux qui sont presque toujours des points d’eau stagnante, c’est le fun de voir du mouvement. C’est ce qui fait que je te conseille de t’y arrêter. Ce que j’ai apprécié de cet endroit, c’est le bruit de l’eau et l’ambiance éthérée qui fume au-dessus de la chute et anime les couleurs. Les chutes, plutôt imposantes, se jettent dans un canyon de plusieurs dizaines de mètres de profond et créent un son sourd et architectural. C’est beau de voir la roche sculptée rondement par l’eau au travers des années et les strates de couleurs s’intercalant de bas en haut. Au-dessus du canyon flotte une brume qui filtre la lumière et donne à la nature nous entourant une vertu de calmant. J’ai eu un petit faible pour cette roche en forme de cœur prise entre les parois du canyon avec cette ambiance feutrée et l’éclat de la mousse (voir photo ci-dessous) 🙂 C’est vraiment un beau petit trajet, qui te prendra une heure tout au plus si tu fais le sentier complet.athabasca-falls-jasper-vvy

Un peu plus loin, on arrive au Columbia Icefield et ses glaciers. On ne peut pas vraiment le manquer, cet endroit est à multiples reprises annoncé sur la route. Alors là si tu veux du touriste, tu en auras au mètre carré! N’empêche, la vue est ahurissante. Là-bas, on a deux options. La première est de payer une quarantaine de dollars pour prendre un espèce de méga quatre-roues qui a l’air d’être fait pour aller sur la lune et qui nous amène au beau milieu du glacier. Là ils nous débarquent et on a une vingtaine de minutes top chrono pour marcher sur le glacier, goûter de l’eau de glacier, toucher à la neige et voir les montagnes d’un peu plus près. À part ça, l’aspect touristique et « chronométré » a atténué pour moi le charme de l’expérience. Je compte plutôt réitérer l’aventure de marcher sur un glacier par moi-même, en escaladant une montagne qui permet d’accéder à de la neige. C’est à toi d’évaluer si tu préfères l’expérience safe ou si tu risques de trouver ça trop encadré comme activité. Je comprendrais. La deuxième option pour explorer le Columbia Icefield, gratuite cette fois, c’est de faire la petite marche au bas du glacier, là où il s’écoule. Ça forme un petit lac et on peut marcher autour et admirer les montagnes à leur pied. C’est environ 1,5 km.La route vers le glacier du Columbia Icefield dans le parc national de Jasper.

À mesure que l’on poursuit la route, on passe éventuellement du parc national de Jasper à celui de Banff. Sans que la coupure entre les paysages de ces deux parcs ne soit drastique et évidente, ils existent tout de même certaines différences observables. En gros, je les décrirais comme ça : les montagnes de Jasper semblent un peu (un peu) moins hautes, plus rondes et recouvertes de davantage d’arbres. Les montagnes de Banff pour leur part semblent plus élevées, plus à-pic, plus rocheuses, plus arides, bref un peu plus rough. Elles s’apparentent donc davantage à ce qu’on s’imagine plus typiquement des Rocheuses.

Petit truc en passant. Sur la route, pour augmenter tes chances de repérer des animaux sauvages, il est conseillé de s’attarder aux mouvements de l’herbe/des buissons/des arbres et moins d’essayer de les repérer directement. Une fois qu’on voit de la végétation qui semble se faire aller plus que par l’effet du vent, on peut parier qu’il y a un animal. Juste pour te donner une idée, dans mon trip dans les Rocheuses, j’ai eu la chance de voir des marmottes, des wapitis, des rennes, un coyote, des chèvres des montagnes et un ours noir. Fun fact intéressant à propos des ours en Alberta : ils sont typiquement beaucoup plus petits que ceux en Colombie-Britannique. Pourquoi? Parce qu’il y a peu de poissons dans les rivières des parcs nationaux de Jasper et de Banff, ces bêtes poilues étant donc pratiquement végétariennes. Peu de protéines animales dans leur corps = plus petite taille 🙂 Bon bon. On poursuit la route et on se laisse porter par ses charmes.Sur la route entre Jasper et Banff, dans les parcs nationaux.

Un des joyaux du parc national de Banff, c’est le lac Peyto. C’est vraiment, mais vraiment que-que chose. Je ne peux pas prétendre avoir vu tant de paysages grandioses que ça dans ma vie, ma banque de données ne déborde pas encore, mais celui-là fait sans aucun doute partie du top 3 des plus beaux panoramas que j’ai vu jusqu’à présent. Le genre de scène qui mouille mes yeux. Se rendre au point d’observation demande de faire une petite montée d’une dizaine de minutes dans les bois. En haut, on arrive sur une genre de grande galerie en bois. Moi je te dis : passe par-dessus la rambarde de la galerie et descend plus bas sur le roc. Comme sur ma photo. C’est encore plus impressionnant parce que d’une part, on n’a plus les touristes autour de nous et d’autre part, il n’y a plus de « construction humaine » dans le décor. Que la nature! Pour la photographie, c’est donc génial. Avec un trépied et un filtre à densité neutre, il y aurait moyen de faire une longue exposition qui lisserait les nuages et donnerait un look encore plus éthéré au paysage.Vue du lac Peyto à partir de la falaise, parc national de Banff.

Et bien sûr, le dernier spot (mais non le moindre) dont je vais te parler dans cet article, c’est le lac Louise. Il n’a comme plus vraiment besoin de présentation depuis le temps, étant devenu tellement touristique qu’il en aurait presque perdu son attrait. Pour ma part, j’ai plutôt été flabbergastée par le paysage. Ce qui est particulier au lac Louise, c’est l’impression que tu arrives dans l’Eden, c’est un peu surréel. Avec les gens qui font du kayak relax sur le lac, le bas des montagnes vert flash, le haut recouvert de couche épaisse de neige blanche immaculée, le soleil qui perce les nuages barbe à papa et l’émeraude de l’eau, c’est certainement un coin de paradis. Tu as l’impression que tout sourit là-bas. Aussi touristique que ça puisse être, j’ai décidé de mettre sur ma to-do-list de vie de revenir faire du kayak ici. Juste pour me donner l’impression d’interagir avec le paysage et de faire partie de quelque chose de plus grand que moi.La vue qu'on a quand on s'approche de la rive du Lac Louise, dans le parc national de Banff.

En vrac, je t’invite aussi à t’arrêter/à aller aux lacs Bow, Minnewanka et Moraine. Ce sont d’autres merveilles des Rocheuses qui possèdent chacune leur unicité.

Quels sont tes endroits préférés dans les parcs nationaux de Jasper et de Banff? Quelle est ta démarche photographique quand tu te retrouves devant des paysages comme ça? N’hésite pas à laisser des commentaires sur cet article 🙂

La chanson que j’ai choisi pour accompagner cet article provient d’un de mes groupes instrumentaux préférés : Abrasive de Ratatat. Elle reflète à la fois bien l’énergie d’une journée sur la route et dégage également une bonne humeur qui communique bien pour moi « la chance d’être là » 🙂

St-Roch durant le Festival d’été de Québec

Depuis que je suis jeune, genre full jeune, le festival d’été de Québec fait partie d’une tradition que j’ai très rarement manquée. C’est associé pour moi aux vacances, à la spontanéité et au plaisir. C’est LE moment de l’année où la ville prend tout son éclat, cette fois du 9 au 19 juillet. Elle vibre au rythme de la musique, la plupart du temps très bonne. Durant 11 jours, c’est la fête dans le quartier St-Jean-Baptiste et St-Roch. Comment passer un festival unique? Les amis, c’est d’abord LE point important. Ensuite, il y a les bonnes adresses.

Plaines-FEQ

Plaines d’Abraham – Passion Pit, MGMT, Weezer – FEQ 2013

Que tu habites Québec ou que tu la visites, c’est une ville qui a beaucoup à offrir en été. La haute-ville, c’est l’histoire, le cachet, le charme et la beauté. La basse-ville, c’est la personnalité, l’énergie, la diversité et l’authenticité. C’est en haute-ville que se déroule la majeure partie des spectacles et activités. La basse-ville n’est quand même pas laissée pour compte avec ses quelques scènes bien vivantes. L’Impérial de Québec est à mon humble et personnel avis la meilleure scène du festival. Les artistes qui y jouent tombent souvent dans mes cordes, la sono est généralement excellente et il y a toujours assez de monde pour créer une ambiance géniale, mais sans éveiller en moi de la misanthropie. À mes yeux, le quartier St-Roch est un must du festival. Je suis une vendue de ce coin de Québec. J’y habite et j’y goûte quotidiennement. Voici donc mes suggestions (à peines chauvines) d’adresses pour passer un festival inoubliable en basse-ville.

Avant le spectacle, on va prendre une bière à La Korrigane. La Feu Follet (une cream ale ambrée) est sans hésitation à goûter pour son velouté sucré, rafraîchissant et apaisant. On se commande un panier de frites à la gang et on profite de la « terrasse fines herbes ».

Si tu es plus cocktail ou vin, c’est au Cercle que ça se passe. Si tu as une fringale, il faut que tu essaies la salade de betteraves jaunes en entrée. En fait, même si tu n’as pas vraiment faim, goûtes-y quand même, ça vaut la peine. Le Cercle comme la Korrigane ont cette mentalité de cuisiner avec des produits locaux, ce qui les rend encore plus attrayants.

Nouveauté cette année, le SPOT (Sympathique Place Ouverte à Tous), situé sur St-Vallier tout près de l’ancien cinéma Charest. C’est un peu plus loin du reste, mais c’est tout de même un endroit assez unique pour chiller en basse-ville. Le SPOT est une initiative d’étudiants en architecture de l’Université Laval, ce qui donne une touche esthétique, artistique et ludique aux lieux. Alors là on a des amuse-gueules gastronomiques, différentes propositions alcoolisées et une immeeeeense terrasse extérieure (c’est entre autres ça le concept). Garde en tête qu’ils ne sont ouverts que du jeudi au dimanche durant le festival.

Ensuite, quand l’heure arrive, on va à notre spectacle. Yéééé! ^^

Show_Imperial

Impérial de Québec – Bonobo – FEQ 2014

Après le spectacle, y’a plusieurs endroits où tu peux terminer la soirée. Dans ton lit, si tu es fatigué d’avoir trop dansé ou si tu veux reposer tes oreilles. Dans la douche, si tu as sué ta vie parce que la salle était remplie à craquer. Ou bien… sur St-Joseph, si l’énergie du spectacle te coule encore dans les veines.

Une des activités intéressantes est de retourner en enfance au bar McFly. Cet endroit est en fait ce qu’on appelle un barcade, c’est-à-dire qu’on peut par exemple jouer à PacMan ou à une machine à Pinball vraiment old school tout en sirotant une pinte de bière. À ma dernière visite, il y avait un tableau des « meilleurs scores » nous permettant de mesurer nos talents à celui de d’autres crinqués. Il me semble aussi qu’ils font jouer de la musique jazz des années 30-50, ce qui donne un petit côté Fall Out New Vegas aux lieux. Très sympathique 🙂

Si tu as une petite fringale en sortant de l’Impérial, je te suggère de traverser la rue et d’aller au JEF poissonnerie. Pour la durée du Festival d’été, ils nous proposent un menu de fin de soirée à partir de 17h. Le fish and chips, c’est mon must. Petite suggestion : demande une tranche de citron de plus. Si t’es comme moi, une ce n’est pas assez!

Si le spectacle n’a fait que taquiner tes pas de danse et que tu as envie de te dépenser sur une piste, le Cercle offre à chaque soir des DJ pour répondre à ce besoin. Ça commence à 23h et ça se poursuit tant qu’il y a de l’ambiance. Donc peu importe de quelle scène tu arrives, tu as le temps de te rendre.

Côté « nouveau venu sur St-Joseph », je fais une prédiction que le bar-boutique Deux22, suscitera beaucoup d’intérêt. Son concept hybride qui pique la curiosité, sa belle sélection de bières de microbrasserie/en fût et sa cour intérieure vont à mon avis attirer leur lot de festivaliers en quête d’une belle fin de soirée. Leur menu style tex-mex est bien savoureux, mais demeure par contre un peu décevant côté prix-portion.

Voilà! J’espère que cet article te donnera quelques idées pour faire de ce festival une expérience dure à oublier! Quelles sont tes coups de cœur personnels dans St-Roch durant le festival? Partage ton avis dans les commentaires 🙂

Quoi faire à Jasper?

Il y a de ces lieux où dès qu’on y pose pied, on se dit instantanément « Je veux revenir ici ». Jasper fait partie de ces endroits où notre cœur donne un coup, si tu vois ce que je veux dire. Dans cet article, je vais te partager mon expérience de ce village et de ses alentours (je couvre le Parc national de Jasper dans cet article). Mon but est de susciter ton intérêt par mes photos, de te suggérer des activités si tu comptes aller y faire un tour et que tu me partages ton expérience si tu y as déjà mis les pieds.

Les randonnées, c’est évidemment ce qu’il y a de plus typique et de plus le fun à faire quand on est dans les Rocheuses. Équipe-toi d’abord de bottes ayant un bon support à la cheville, c’est souvent pas mal escarpé et comment dire… rocheux. Mes petits tennis de fille sont pas mal plus cute, mais ne sont clairement pas adaptés à ce genre d’activité.

Autour du village de Jasper, il y a quelques randos – de niveau facile à intermédiaire à mon avis – qui sont accessibles sans nécessiter de voiture. La première que j’ai fait à mon arrivée c’est le sentier vers le lac Patricia et le lac Pyramid. De Jasper, on n’a qu’à longer la rue à côté de l’école secondaire (les élèves ont une sacrée belle vue si tu veux mon avis) pour accéder à l’entrée du sentier. Une fois dessus, l’ascension et la marche dans les bois commencent. Ce n’est alors pas trop long qu’on commence à voir des panneaux « Attention aux ours, ils ont faim et ils pourraient vous confondre avec un steak » ou bien « Attention aux femelles wapitis en rut, elles sont agressives et pas de bonne humeur. ». Au début, t’es un peu parano, tu scrutes partout et tu te dis « Est-ce que je fais bien de marcher ici? » Rapidement, la beauté et le calme de la forêt prennent le dessus et tu finis par décrocher. Profiter de l’instant présent est un des bonheurs découlant du fait de côtoyer ces paysages. Dans mon souvenir, c’est environ 1h à 1h30 de marche dans les bois pour finalement arriver au lac Patricia, le loop complet doit faire à peu près 8-9 kilomètres. Pour ma part, c’était le premier lac que je voyais dans l’Ouest. L’impact de sa couleur émeraude a certainement éveillé quelques papillons dans mon ventre!

Vue du Lac Patricia près de Jasper après une randonnée en forêt.

1/320, f/9, 18mm, iso 200.

C’était très nuageux quand je suis allée ce qui fait que la cime des montagnes était cachée. Mais on s’entend, c’est beau pareil. Une tempête s’étant drastiquement levée juste après mon arrivée au lac, j’ai préféré retourner vers Jasper. Je n’ai donc pas eu la chance de poursuivre le sentier jusqu’au lac Pyramid. Si tes pieds ont encore le goût de marcher, fais-le, ça a l’air magnifique!

L’autre randonnée intéressante qui se fait à pied du village de Jasper se trouve à l’opposé de la première. C’est le sentier vers Old Fort Point, le chemin pour y accéder étant à droite de la gare de trains. La rando prend 2-3 heures à compléter, s’étalant sur environ 4 kilomètres. La première partie du trajet longe la rivière Athabasca. Ce genre de panorama devient un classique dans les Rocheuses : un point d’eau couleur émeraude, des raaaaangées de conifères et derrière, évidemment, des montagnes majestueuses qui nous forcent à lever le menton pour bien les contempler.

Vue sur la rivière Athabasca pendant la randonnée vers Old Fort Point.

1/1250, f/9, 38mm, iso 200.

En poursuivant le sentier, on traverse éventuellement un pont. Juste après, la montée commence, Old Fort Point étant en soit un point d’observation sur Jasper. D’abord on monte des escaliers en bois. Ensuite des escaliers en pierre, taillés à même la montagne. On s’imagine alors comme Frodon et Sam dans les escaliers de Cirith Ungol. Pareil, pareil. La montée se poursuit pendant un bon bout. À chaque mètre gravi, Jasper devient de plus en plus petit et la vue, de plus en plus épique. Sur la photo ci-bas, on voit Jasper tout petit au loin.

Vue sur Jasper du haut du Old Fort Point. Beau point de vue sur le village.

1/1250, f/9, 18mm, iso 200.

Et si ça te le dit, il y a suffisamment d’espace au sommet pour pique-niquer, relaxer, se faire bronzer, regarder le coucher de soleil (ça, ça doit être ridiculement beau!). Le problème avec les couchers de soleil à Jasper par contre, c’est qu’ils n’arrivent comme… jamais. En juin du moins, quand j’étais là, il ne fait vraiment noir qu’après minuit. C’est à considérer dans la planification de certaines activités, la photographie de fin de soirée/nuit étant réservée aux couche-tard.

En plus des randonnées dans les environs, il reste le village. Jasper compte environ 4000 habitants, ce n’est pas grand. En faire le tour à pied est donc amplement réaliste. Prend la peine d’aller te promener dans la partie résidentielle, avec un peu de chance tu vas croiser des wapitis qui errent et broutent le gazon des voisins. C’est sympathique. N’oublie pas par contre, ce sont des animaux sauvages et non domestiqués, il faut donc rester prudent lorsqu’on les côtoie.

Pour ce qui est de la partie commerciale, voici les adresses que j’ai particulièrement appréciées lors de mes diverses promenades dans les rues de Jasper.

Les restos

  • La Jasper Brewing Company : une microbrasserie super sympathique, pas mal achalandée, mais avec une belle ambiance (il y a notamment des télés qui diffusent du sport). Ils ont six bières brassées sur place et quelques bières invitées. J’ai pris le carrousel de dégustation de leurs bières maison, donc j’ai pu toutes les goûter. L’IPA était particulièrement savoureuse. La bière bleuet-vanille aussi, toutefois un peu trop sucrée à la longue. Le barman – qui venait de Chicoutimi au Québec d’ailleurs – nous a fait goûter un mix qui est selon lui un des meilleurs vendeurs de la brasserie : moitié stout, moitié bière bleuet-vanille. C’est malade! Essaye-le si tu y vas. Sinon pour la bouffe, c’est un menu bistro très bien exécuté et aux portions abondantes.

Bières Jasper Brewing Co

  • Le Earl’s Kitchen + Bar : qu’on se le tienne pour dit, des Earl’s il y en a partout dans l’Ouest. Donc en ce sens, rien d’unique à Jasper. Par contre, ils ont une belle sélection de bières de la région et de très bons burgers (le Bigger Better Burger est particulièrement compétent dans son rôle). L’attrait principal du Earl’s de Jasper est néanmoins sa terrasse au deuxième étage. Profiter du soleil en buvant de la bonne bière avec une vue panoramique sur les montagnes au loin, c’est priceless.

Les cafés

  • Le Coco’s Cafe : des lattes décents, des pâtisseries qui sortent du four derrière le comptoir (le muffin framboises-graines de citrouilles était divin) et une ambiance genre hippie-hipster ultra relax. On y va pour la simplicité des lieux.
  • Le Bear’s Paw Bakery : des lattes veloutés et goûteux, une belle sélection de cafés filtres équitables, des scones décadents (il FAUT essayer les scones), une grande variété de pâtisseries, toutes aussi appétissantes les unes que les autres.

Bear's Paw Jasper

Voilà! Maintenant que Jasper et ses alentours sont ratissés, c’est le temps de partir à l’aventure dans le Parc national de Jasper. Go! Il y a tellement de trésors à visiter!

Qu’est-ce qui t’attire toi quand tu es dans une ville? Partage-le moi. Si tu as déjà visité Jasper, quelles sont les activités qui ont rendu ton expérience là-bas un peu plus unique?

Ma suggestion de mélodie pour accompagner cet article est une chanson très feel good de Pacific Air. Elle transmet bien pour moi la vibe  joyeuse et relax qui se dégage à Jasper et ses alentours 🙂

La patience

Partir du bas de la montagne, s’asseoir dans une gondole, monter tranquillement pendant qu’on admire le paysage, prendre des photos, arriver en haut, inspirer profondément, le sourire aux lèvres. Ça c’est relax comme activité. Prendre une gondole, c’est vrai que c’est relax, mais ça peut donner l’impression que gravir une montagne ça se fait rapidement.

J’arrive à ma trentaine. Je termine bientôt mes études universitaires. Je vais éventuellement pratiquer le métier pour lequel j’ai étudié pendant près de 9 ans (ouf). À travers tout ça, je commence à pas mal me connaître, je veux dire, à force de me voir aller. Autant dans ce que je suis capable de donner de bon que dans mes sensibilités. Et je vais t’en parler. J’ai toujours été quelqu’un avec beaucoup d’ambitions, une tête de cochon même parfois. Ma persévérance à accomplir mes études doctorales en est une des preuves les plus touchantes. Mais je réalise aussi que je suis paradoxalement quelqu’un qui veut prendre des gondoles.

Gondole à Banff, Mont Sulphur, Banff Gondola, Mountain Sulphur

1/1000, f/10, iso 400.

J’ai toujours eu la tête pleine de projets, d’objectifs, de buts, d’idées, de concepts, name it. Ce que je remarque par contre, c’est que j’ai souvent omis d’être patiente. À partir du moment où il y a un projet que je voudrais sincèrement réaliser et que ça me demanderait d’être patiente pour y arriver, je finis par décrocher. À mesure que je vieilli, je suis en train de me rendre compte que je m’énerve de fonctionner comme ça. J’ai l’impression que ça me fait beaucoup de projets dans lequel j’ai investi du temps et de l’ambition, sans que ça n’aboutisse à des « résultats » plus tangibles. Bien sûr que j’ai eu du plaisir et que j’y ai gagné de l’expérience, ça ne fait aucun doute. Par contre, ça peut devenir frustrant à la longue ce sentiment d’inachèvement, surtout quand il m’est dû.

Généralement ça se passe comme ça. Je découvre quelque chose qui accroche solide mon attention. Prenons par exemple la photo. Je me met à lire, à écouter, à chercher tout ce qui semble lié de près ou de loin au sujet. Je veux devenir maître en l’art autodidactement, si ça se dit. Je ratisse des livres sur l’apprentissage de la photographie, j’écoute des tutoriels sur YouTube sur la composition photographique, la technique et l’editing photo, je deviens membre de réseaux sociaux axés sur la photographie (genre 500px, Flickr, Google+, Instagram), je post mes photos, je reçois des commentaires, j’en donne, j’interagis avec d’autres enthousiastes. Pendant cette période là, je suis passionnée, je trippe là-dessus, j’y pense presque tout le temps. C’est vraiment le fun pis toute.

Pour te situer, j’ai tendance à avoir cette espèce de vision romantique que dans la vie, nos choix et notre temps devraient être orientés en fonction de nos passions. Que dans la vie, il faut agir avec cœur sinon c’est plate. Que dans la vie, tu dois trouver ta façon de laisser une trace, de marquer le temps et qu’une bonne façon d’y arriver, c’est en exploitant ses passions. Que c’est en les cultivant qu’on risque le plus de créer de l’extraordinaire. On peut certes très bien accomplir les choses sans en être passionné, mais j’ai l’impression qu’on ne peut pas faire du WOW sans qu’il n’y ait des papillons en arrière.

Quand je me met à investir une passion arrive ainsi généralement la période où je me demande si je pourrais en faire un gagne-pain. Tsé, tant qu’à être obsédée de même, c’est un maudit beau projet de penser que je pourrais entre autres vivre de ça! Suivre le flot de ce qui me fait vibrer. Le problème quand j’arrive à cette question, c’est que j’aimerais don ça embarquer dans une gondole pis Zoooouuup! au top de la montagne! Juuuuuuste… ici!

Banf Gondola, Gondole à Banff, Montagnes

1/1600, f/10, iso 400.

Hmmm… mais ça ne fonctionne pas comme ça. Les objectifs à long terme ne sont pas créés pour les personnes impatientes. J’aimerais rapidement avoir des centaines de followers sur les réseaux sociaux qui me partagent leur affection pour mon art, que mes photos soient remarquées par des personnes calées dans le domaine et que ça m’amène des opportunités ou des contrats. Rien de moins. J’aimerais que le fait que j’aie appris par moi-même et que je me sois investie à fond pendant une période de temps à faire mousser ma passion me soit profitable rapidement. Mais ça, ça ne se réalise qu’au pays des gondoles, là où les attentes dérisoires sont reines.

Ce n’est pas l’effort qui me fait peur, c’est le fait de devoir tolérer que ça prenne du temps. C’est donc à ce moment fatal que d’habitude je décroche, que je me désinvestis. Naïf hen? Peut-être, mais ça a été mon expérience dans les dernières années. Je me connais de mieux en mieux et je me sens prête à mettre une croix sur mon projet de voyage au pays des gondoles. D’écrire ce blogue, pour moi, c’est de prendre la décision de monter la montagne à pied, pour une fois. Je vais dédier mon blogue à ce qui me passionne. Y’a la photographie, mais y’a aussi les voyages et la musique. Un trio plutôt charmant à mon avis.  J’espère éventuellement arriver à connecter et interagir avec des personnes qui partagent mes passions et ma façon de les vivre. Mais d’abord et avant tout, de publier des textes sur ces sujets, ce sera une façon pour moi de me mettre en action face à ce qui me donne des papillons dans le ventre.

Une façon pour moi d’être patiente.

Vue sur les montagnes du Mont Sulphur lorsqu'on prend la gondole à Banff.

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Et toi, qu’est-ce qui te rend impatient? As-tu déjà toi aussi cultivé la fantaisie de voyager au pays des gondoles? Qu’est-ce qui t’aide à rester patient-e et à persévérer?

Ma suggestion de mélodie pour accompagner cet article, c’est une chanson de First Aid Kit que j’ai sur-écouté dans la dernière année : My Silver Lining. Pour moi, elle décrit bien la mélancolie d’une remise en question et le désir de persévérer. J’espère qu’elle te plaira 🙂